Vous êtes ici

La prise en charge de la douleur

POURQUOI J’AI MAL ?

La douleur est un signal d’alarme qui sert à repérer une agression et permet de réagir contre celle-ci. Un exemple : la douleur provoquée par une blessure. Un message est alors envoyé au cerveau pour l’alerter. Il s’agit d’une douleur Nociceptive.

La douleur peut aussi traduire une lésion du système nerveux lui-même. Dans ce cas, le système qui transmet le message douleur (cerveau ou nerfs périphériques) est défaillant. C’est la douleur Neuropathique. Un exemple : la douleur post-zostérienne (après zona).

Il existe également d’authentiques douleurs sans pour autant qu’il y ait lésion. Schématiquement, ce sont des douleurs dont les mécanismes sont mal connus (douleurs idiopathiques) ou résultant de troubles psycho-pathologiques (douleur psychogène).

La prise en charge de la douleur est une obligation réglementaire pour tous les établissements de santé et pour tous les soignants (Circulaire DHOS/E2 n° 266 du 30 avril 2002 relative à la mise en oeuvre du programme national contre la douleur). 

La douleur est un composant fréquent de la maladie, longtemps négligée, sa prise en charge bénéficie aujourd’hui d’incontestables progrès, notamment dans une meilleure utilisation des traitements disponibles. Le statut de la douleur évolue, les mentalités changent.

La douleur postopératoire : “j’ai peur d’avoir mal après mon opération”, phrase rituelle dans nos établissements. Alors un comité s’occupe de vous : le CLUD (Comité de LUtte contre la Douleur).

Les interventions chirurgicales sont sources de douleur qui doit être prise en compte et traitée. Ainsi, une évaluation régulière de la douleur doit être effectuée. 

COMMENT ÉVALUER LA DOULEUR ?

Aucun examen, aucune prise de sang, aucun scanner ne permet d’objectiver la douleur. Il faut donc évaluer son intensité. Cette évaluation sert de référence pour vérifier l’efficacité des traitements. Il existe trois techniques : L’ÉCHELLE NUMÉRIQUE La personne attribue une note de 0 à 10 pour décrire l’intensité de la douleur.

L'ECHELLE NUMERIQUE

La personne attribue une note de 0 à 10 pour décrire l'intensité de la douleur

L’ÉCHELLE VISUELLE ANALOGIQUE (EVA)

La personne positionne le curseur en un point d’une ligne dont l’extrémité de gauche correspond à Pas de Douleur – Pas mal du tout et celle de droite à Douleur Très forte – Douleur maximale 

Au verso, le soignant lit le chiffre correspondant à la position du curseur sur l’échelle de 0 à 100 (ou de 1 à 10)

 

L’ÉCHELLE VERBALE SIMPLE

La personne malade décrit l’intensité de sa douleur à l’aide de mots simples : pas de douleur, faible, modérée, intense.

L’ÉCHELLE ALGOPLUS

C’est une échelle d’évaluation de la douleur pour les personnes non communicantes, à partir du visage, du regard, des plaintes, du corps et des comportements. 

source : site internet www.sante.gouv.fr